Capharnaüm

Capharnaüm

ARTISTE EN COMPAGNONNAGE A LA NEF


Texte et interprétation : Alexandra-Shiva Mélis
Conseil dramaturgique et direction d’acteur : Laurent Hatat
Création sonore : Anna Walkenhorst
Création lumière : Sam Mary
Scénographie et costume : Sam Mary et Alexandra-Shiva Mélis
Chargée de production : Laury Colombet
Accompagnement artistique : Compagnie du Cercle – Abbi Patrix
Partenaires : Soutien du compagnonnage Singulier – Pluriel, soutenu par la DGCA (DRAC)
Appui de Conteur au plateau ! # 2, projet soutenu par la DGCA (DRAC)
Accueil en résidences : Anis Gras, le lieu de l’autre (Arcueil, 94)
La Chartreuse de Villeneuve-les-Avignon, Centre National des Ecritures du Spectacle
La Muse en Circuit, Centre national de création musicale (Alfortville, 94)


Conte et Théâtre d’objets
Capharnaüm questionne notre rapport aux objets et à leur accumulation à travers l’histoire de Marguerite, excentrique atteinte de syllogomanie (syndrome d’accumulation compulsive). Dans un style poétique, drôle et jubilatoire, cette épopée consumériste apporte une respiration à nos antagonismes, dans notre face à face avec la société de consommation qui nous dévore au quotidien.


Gargantua, tour de huit étages que les autorités décident de détruire pour cause d’insalubrité, abrite en son cœur Marguerite, vieille femme insolente et énergique, et d’étranges poupées faites de vieux objets et de matériaux de récupération, qui peuplent son appartement. Marguerite est atteinte du syndrome d’accumulation compulsive ou syllogomanie. Elle glane, collectionne, entasse, répare, soigne et imagine… Elle investit d’une force magique intense la moindre chose qu’elle récupère. Complices ou maléfiques, les objets deviennent médiateurs de l’invisible, racontent une alternative à une réalité «encombrante» pour en reconstruire une autre.
Notre présent et son passé entremêlent notre rapport au monde, l’histoire du développement économique et urbain contemporain, et la vie dans ce qu’elle a de plus déroutant, et jubilatoire !


Avec la mise en place de l’obsolescence programmée, notre production industrielle est devenue tentaculaire et semble illimitée. Et pourtant tous ces objets manufacturés font partie de notre quotidien, encombrants pour certains, essentiels pour d’autres. On voit se tisser toute une culture matérialiste qui envahit nos modes d’existence. Source d’inspiration, liens affectifs ou témoins d’une époque, leur présence fait écho au philosophe Jean Baudrillard qui postulait que « ce sont les objets qui nous consomment » et non pas l’inverse.
Comment échapper à cette colonisation de nos imaginaires?


1. Evénements
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3. Paiement