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Un Discret bijoux

Un Discret bijoux

  • Lun. 6 janv. à 19 h + autres dates
  • La Nef - Manufacture d'utopies - Pantin

EXPOSITION
ouverte tous les jours (sauf les dimanches) du mardi 7 au vendredi 17 janvier 2019 de 11h à 18h30.


SPECTACLE:
lundi 6 janvier à 19h suivi du vernissage et vendredi 17 janvier à 19h


Représentations scolaires mardi 14 janvier à 10h00, 11h30 et 13h30.


Public : Tout public
Durée du spectacle : 30 / 45 minutes
Tarifs spectacle : **10€ / 7€ / 3€ **
Tarifs exposition : Entrée libre


Un discret bijou est une exposition et une pièce de théâtre imaginée à partir des ateliers menés par des artistes et des adolescents en situation de handicap entre 2018 et 2019. A l’initiative de ces ateliers, l’association Orange Rouge a invité la commissaire d’exposition Marion Vasseur Raluy pour travailler ensemble autour des relations existantes entre les arts visuels, les arts vivants et le handicap. L’exposition présente un ensemble d’oeuvres réalisées collectivement par les artistes et les adolescents. S’inspirant de ces rencontres, la commissaire a écrit une pièce mettant en scène des personnages s’émancipant grâce au pouvoir de la parole dans lequel certaines oeuvres seront manipulées et animées.


Le projet Un discret bijou n’est pas tant une période de résidence qu’un temps de restitutions des ateliers menés par des artistes et des adolescents en situation de handicap pendant la saison 2019 – 2019. Cette restitution sera ouverte au public afin de découvrir les différentes formes qu’elle a pu prendre et rythmée à plusieurs occurrences d’une pièce de théâtre dans lequel certains objets des ateliers seront animés.


ORANGE ROUGE


Depuis 13 ans, Orange Rouge provoque la rencontre insolite entre des adolescents handicapés et des artistes contemporains à travers la réalisation d’une œuvre collective.
Cette expérience unique bouscule les codes artistiques et éducatifs ; elle révèle les talents et les personnalités des adolescents. Présentée au grand public lors d’une exposition, l’œuvre collective concrétise et fait rayonner l’engagement de toutes les parties prenantes : adolescents, artistes, familles, enseignants et partenaires.


En 2019, Corinne Digard, la directrice d’Orange Rouge et Marion Vasseur Ralluy, la commissaire d’exposition invitée de la saison, ont sélectionné 20 artistes qui ont travaillés avec 20 groupes de jeunes en situation de handicap ou d’échec scolaire afin de réaliser les œuvres exposées pendant deux semaines à la Nef – Manufacture d’Utopies.


CORINNE DIGARD
Corinne Digard est fondatrice et commissaire permanente d’Orange Rouge. Diplômée de l’ENSBA, elle mène d’abord une carrière d’artiste indépendante. Dès 1996, elle amorce dans son travail plastique (installations, performances) un questionnement sur le rapport à l’autre, qu’elle présente dans des expositions collectives. Elle est lauréate (prix de photo) du 43 e Salon de Montrouge. En 1994, elle crée Orange Rouge afin de promouvoir l’art contemporain. Déplaçant sa recherche personnelle sur un plan collectif, elle lance en 2006, ses premiers projets avec des artistes, des enfants en situation de handicap, des enseignants, et entame un dialogue et des contacts avec des partenaires de champs diversifiés (éducatifs, culturels, financiers).
Dans le cadre d’Orange Rouge, elle a conçu et organisé les expositions Contingences avec Cécile Bourne Farrell, présentée à la Mairie du IXe (Paris, 2010), Perplexe, à la Maison de La vache qui rit (Lons-le-Saunier, 2011) avec Joana Neves, la Polygraphie du cavalier à la galerie Nicolas Silin, (Paris, 2012), Jamais deux fois pareil, ou pas exactement avec Marie Bechetoille, présentée au 6B (Saint Denis, 2012), Tout, est ce que nous avons toujours voulu avec Estelle Nabeyrat, à l’Espace Khiasma (Les Lilas, 2014), Des mers non répertoriées avec Raphaële Jeune, à Mains d’OEuvres (Saint Ouen, 2015), Savoir faire savoir avec Anne-Lou Vicente à l’ENSAPC Ygrec (Paris, 2016), Ostranénie ! avec Anne Bonnin à l’ENSAPC Ygrec (Paris, 2017), Herbe de la Pampa avec Barbara Sirieix au Chai de Bercy et à la Fémis (Paris, 2018), Bout à bout avec Flora Katz à DOC ! (Paris, 2018), Un Discret bijou avec Marion Vasseur Raluy à Bétonsalon – Centre d’art et de recherche (Paris, 2019) et a édité et codirigé les publications en lien chaque année. Elle participe régulièrement à des rencontres, colloques autour des questions que soulève son action.


MARION VASSEUR RALUY
Marion Vasseur Raluy est curatrice indépendante et critique d’art. De 2014 à 2016, elle a co dirigé Shanaynay. Parmi ses projets en collaboration avec Ana Iwataki : Windowlicker, (Balice Hertling,Paris, 2018, avec Julie Beaufils) Art Viewer Screen (2017), Nothing Recedes like failure (Mortadelle, Arles, 2016), Beloved in the landscape (New Bretagne Belle Air, Essen, 2016), Some of my best friends are germs (Doc, Paris, 2016), Les négligences volotainres (Shanaynay, Paris, 2016. Elle est contributrice régulière pour la revue 02 et le Quotidien de l’art.


Concert Trans-aquatique

Concert Trans-aquatique

  • Sam. 25 janv. à 20 h + autres dates
  • La Nef - Manufacture d'utopies - Pantin

Distribution : Awena Burgess, Marie Girardin et Martina Rodriguez
Mise en scène : Camille Trouvé assistée de Jonas Coutancier
Arrangements musicaux : Awena Burgess et Martina Rodriguez
Création images : Jonas Coutancier, Marie Girardin et Camille Trouvé
Création lumière : Niko Lamatière
Création Son : Romain Beigneux-Crescent
Regard Costume : Emmanuelle Lhermie
Regard Chorégraphique : Cécilia S.
Avec la collaboration de : Marion Barthez


Sur le plateau, trois femmes évoluent dans l’intimité d’une chambre blanche où surgissent ombres et images projetées. Elles interprètent, en français et en espagnol, les chansons de Dick Annegarn, Violetta Parra, André Minvielle, Alfonsina Storni, Alain Leprest… De ces textes tendrement ironiques ou chargés d’une émotion brute, émerge un fil conducteur, le thème de l’eau. Au cours de ce voyage trans-aquatique, Maw Maw nous embarque dans un univers poétique et décalé, au croisement des arts visuels et de la chanson.


Le thème de l’eau traverse les musiques de Maw Maw et s’impose comme un fil conducteur.
L’eau envahit, rafraichit ou sépare… Elle habite les images où s’invitent également d’autres éléments : le sable depuis lequel le pécheur regarde la mer, un ciel enragé qu’on interroge, le feu d’une colère…
S’il y a quelque chose que les musiciens ne savent pas (tous) faire (bien), c’est parler au public entre les chansons. Qu’à cela ne tienne, ce soir les trois interprètes s’y collent et livrent la vérité́, leurs vérités : les doutes récurrents, les aveux qu’elles brulent de faire, les pensées incongrues qui les traversent sur le plateau. Confessions intimes, fragments de récits familiaux, histoires presque vraies…Ces moments forment de petits intermèdes qui contrastent avec l’univers poétique des chansons, brefs instantanés où les trois interprètes s’adressent spontanément au public sans artifice.


MAW MAW


L’équipe se rencontre en 2012 sur Les Mains de Camille, spectacle de la compagnie Les Anges au Plafond, dirigée par Camille Trouvé et Brice Berthoud. Durant les six années de tournée, elles jouent près de 300 représentations et enregistrent un album regroupant les musiques du spectacle (Label Vand’oeuvres). La forte complicité́ qui s’est nouée entre elles leur donne envie de collaborer sur un nouveau projet. Nait alors Maw Maw, un duo chant- violoncelle où Awena Burgess et Mar na Rodriguez interprètent un répertoire de chansons. La comédienne-marionnetiste Marie Girardin les rejoint sur scène pour créer un univers visuel, aqua que et décalé, autour des chansons. Camille Trouvé et Jonas Coutancier mettent en scène le concert.


Gabriel

Gabriel

  • Ven. 31 janv. de 11 h à 12 h + autres horaires
  • La Nef - Manufacture d'utopies - Pantin

Marionnette


Un frère différent, dépendant.
Le souvenir d'un monde imaginaire comme point de départ. Celui du frère adolescent quand la sœur n'était qu'une enfant. Et le désir de le faire revivre sur scène.
De chemins de traverse en digressions, Gabriel et sa sœur cherchent Gustave. Et prennent la tangente...


Écriture et mise en scène : Eleonore Antoine-Snowden
Jeu et manipulation : Éléonore Antoine-Snowden et Louis Kientz
Création des pantins : Ma Fu Liang
Lumière : Olivier Ruchon
Regard extérieur : Jean-Louis Heckel
Crédit photos : Joaquim Rossettini et Théo Semet
Soutiens : La Nef - Manufacture d'utopies (Pantin, 93), La Générale (Paris 11), Simone - camp d'entraînement artistique (Châteauvillain, 52), Espace périphérique - Mairie de Paris - La Villette (Paris 19)


Public : Tout public à partir de 8 ans
Durée : 50 mn
Tarifs : Entrée libre


Tteyriel

Tteyriel

  • La Nef - Manufacture d'utopies - Pantin

Mise en scène : Boualéme Bengueddach
Jeu interprétation : Zoulikha Hadid, Malika Guetni, Saliha Idja, Isabelle Kaïser, Chawki Harbouche
Scénographie : Boualéme Bengueddach
Musique : Fred Costa
Lumière : Boualéme Bengueddach
Costumes : Nacera Reguieg
Dramaturge : Jean-Louis Mercuzot


Théâtre d’ombres
Refusant de se marier au premier venu, Elle (TTERYEL) décide de se sauver dans la forêt pour échapper à cette soumission. Elle rencontre un homme vivant dans la forêt, cet homme s’appelle « Demain ». Elle va établir une relation assez particulière avec lui. La voisine voulant se venger de TTERYEL met en place un plan diabolique.


Ce conte fantastique raconte l’histoire d’une jeune femme qui n’accepte pas d’être marié au premier venu. S’étant disputé avec sa grande sœur qui n’est toujours pas mariée, Elle décide de se sauver et de se cacher dans la forêt.
Là, elle rencontre un homme se faisant appeler « DEMAIN » qui lui dit qu’il l’attendait.
Sachant que la grand mère est mourante, la voisine a qui on lui a refusé la main de TTERYEL décide de se venger.
La voisine fait un pacte avec la grande sœur en échange d’informations lui permettant de retrouver sa petite sœur dans la forêt.
Ceci n’est que mensonge….


A travers ce conte que j’ai écrit, je voulais parler d’amour, de mensonge et de soumission …
Pouvons nous parler d’amour dans un pays comme celui de l’Algérie ?un pays ou maintenant, il y a plus de 68 % des jeunes couples mariés qui divorcent, pour de simples raisons. Est ce la raison ou autre chose, mais qui ne se dit pas !
Ce spectacle sera joué en Derjâ et en français. Ce sera un spectacle BILANGUE. Le but étant de véhiculé cette langue (dialecte maghrébin) afin qu’elle soit lisible et compréhensible pour le spectateur.
Le mariage est il mensonge ? C’est à travers la technique du théâtre d’ombres et de la poésie que cette histoire sera racontée.
Boualéme Bengueddach


BOUALEME BENGUEDDACH


C’est ma première expérience en tant que metteur en scène. J’ai réalisé une première version de ce spectacle au théâtre d’El Eulma en Algérie au mois de juillet 2018. Je viens de réaliser un nouveau spectacle au théâtre régional d’Oran en Algérie au mois de septembre 2019.
J’ai reçu une formation pour devenir éclairagiste. Et depuis, j’ai réalisé durant 30 ans des éclairages sur différentes pièces théâtrales (Théâtres d’objets et de marionnettes). J’ai également joué dans plusieurs spectacles de théâtres d’objets et de marionnettes (Cie S’appelle revient et Cie Jean-Pierre Lescot…).


Carte blanche à Jos Houben

Carte blanche à Jos Houben

  • La Nef - Manufacture d'utopies - Pantin

Jeu interprétation : Marc Frémond et Jos Houben
Production, aides et soutiens : Compagnie RIMA


Théâtre
Jos Houben entend faire écho à Samuel Beckett à travers deux écritures : ”L ‘Acteur” de Hélène Révay que Jos interprétera et ”N’Empêche !” de Marc Frémond que Marc interprétera.
Ces présentations parallèles renvoient aux questions essentielles de Beckett mais aussi à l’incarnation. Le corps, ce merveilleux outil émergeant du rien et de la boue qui donne peut-être un sens à nos existences.


Les vertus de la marionnette idéale

Les vertus de la marionnette idéale

  • La Nef - Manufacture d'utopies - Pantin

Vendredi 27 mars à 19h


Cette conférence répond à la nécessité de transmettre les fils historiques, esthétiques, poétiques voire politiques, qui se sont tissés par son entremise, de la sur-marionnette de Craig à la marionnette en passant par le mime corporel de Decroux et le théâtre du mouvement – Claire Heggen. Elle portera témoignage d’un cheminement, émaillé de réflexions, d’extraits de spectacles joués en direct ou d’images vidéoprojetées, de démonstrations techniques, où dialogueront corps vivant et corps marionnettique.


Comment une énigme, « la sur-marionnette » d’Edward Gordon Craig, a-t-elle alimenté l’utopie du « mime corporel et dramatique» d’Etienne Decroux ?
Comment cette utopie a-t-elle influencé Claire Heggen dans son cheminement artistique au sein de la compagnie du Théâtre du movement – Claire Heggen, dont elle est directrice artistique ?
Comment cette ancienne élève d’Etienne Decroux, actrice, metteur en scène, professeur entres autres à l’Ecole Nationale Supérieure des Arts de la Marionnette depuis 1988, a-t-elle développé à la suite, une recherche spécifique sur les relations réciproques du corps scénique de l’acteur gestuel avec le corps de l’objet marionnettique ?


Le masque neutre à fleur de peau

Le masque neutre à fleur de peau

  • La Nef - Manufacture d'utopies - Pantin

Le masque neutre à fleur de peau


Jeudi 2 avril à 19h
Cette conférence témoigne de l’utilisation diversifiée du masque dans la compagnie du Théâtre du Mouvement – Claire Heggen, depuis le masque neutre jusqu’à la marionnette, entre masque incorporé et masque délégué, exacte interface entre corps du mime corporel et marionnette.


Cette conférence témoigne de l’utilisation diversifiée du masque dans la compagnie du Théâtre du Mouvement, depuis le masque neutre jusqu’à la marionnette, entre masque incorporé et masque délégué, exacte interface entre corps du mime corporel et marionnette. Dans la recherche de corps fictifs scéniques, se démarquant d’un corps réel ou réaliste, le masque a été envisagé et exploré dans tous ses états : collant masquant le corps entier, masques surdimensionnés, voiles, objets abstraits et matériaux objectivant le corps humain, masques neutres, marionnettes plus ou moins réalistes…


Cette conférence sera illustrée par des images (vidéos, photos), des démonstrations techniques, ainsi que des extraits de spectacles. Y seront évoquées les origines de cette exploration : ses racines dans le travail d’Etienne Decroux, ses principes et la transgression des limites entre vie et mort, apparition-disparition, normalité-monstruosité, masculinféminin, animal-humain, sexualité… ; la rencontre avec des figures chimériques, voire mythologiques, au détour des emplacements des masques ; enfin, l’analyse d’une séquence masquée dévoilant une grammaire et les règles de fonctionnement du masque en général et en particulier.


Mauvaises Graines

Mauvaises Graines

  • Ven. 17 avril à 11 h
  • La Nef - Manufacture d'utopies - Pantin

Conception et mise en scène : Stéphane Bientz et Bruno Michellod
Jeu et manipulation : Stéphane Bientz, Bruno Michellod, en cours
Texte : Stéphane Bientz
Marionnettes, scénographie : Bruno Michellod
Production : Cie La Barbe à Maman
Aides et soutiens : Théâtre aux Mains Nues (75) ; La NEF – Manufacture d’utopies (93) ; Scène 55 (06) ; Le Manipularium – Daru Thémpô (91) ; Malévoz Quartier Culturel (CH)


Théâtre de marionnettes
Trois marionnettistes donnent la parole à Suzette, Loup, monsieur Claude, Andy, pour raconter avec une cruelle poésie leur déshumanisation. Trop vieille, trop dingue, trop pauvre, trop handicapé·e, chacun·e porte en elle ou en lui les stigmates de l’exclusion sociale contemporaine. Jusqu’au jour où l’une d’entre elles disparaît : et si les marionnettistes étaient de mèche ?


Disposer de son propre corps, décider de guérir ou pas, chercher un abri pour se protéger, tenter de se réadapter pour faire partie de la norme : trois marionnettistes donnent la parole à Suzette, Loup, monsieur Claude, Andy, pour raconter avec une cruelle poésie leur déshumanisation. Trop vieille, trop dingue, trop pauvre, trop handicapé·e, chacun·e porte en elle ou en lui les stigmates de l’exclusion sociale contemporaine. Jusqu’au jour où l’une d’entre elles disparaît : et si les marionnettistes étaient de mèche ? Comment s’organiser pour faire résistance contre un système qui ne jure que par la rentabilité ? Mauvaises Graines explore des corps sociaux exclus, des vulnérables qui ont encore leurs mots à dire. À faire ré·agir.


Rien ne sert de courir, il faut appartenir à la norme. Une norme et une pensée établit à l’image des dominants qui peuvent décider de mettre en lumière ou de mettre en « taire ».
Les histoires que nous présentons sont celles d’individus dont la parole est tu(é)e, qui appartiennent à la lie de notre société. Pas assez compétitifs, trop bizarres, amochés, obsolètes. Vulnérables. Inutiles à cette société du gain et du profit. Et par-dessus tout, ce sont des gens qui coûtent à cette société ! Pas ou peu rentables, en somme. Ce sont de mauvaises graines.
Grâce aux marionnettes, Mauvaises Graines est un spectacle où les exclus-objets deviennent visibles-sujets. À elles et à eux de se raconter.
LA BARBE A MAMAN


La Barbe à Maman, c’est une compagnie de théâtre de marionnettes qui raconte des histoires sur les minorisé·e·s et qui détricote les normes pesant sur nos peaux d’humain·e·s.
La Barbe à Maman est née de la rencontre entre un plasticien, Bruno Michellod, et un auteur-comédien, Stéphane Bientz. Ensemble, ils commencent par créer des formes courtes : Les Pas de Suzette (2017), L’Où vas-tu (2018), Monsieur Claude (2019) pour donnent la parole à celles et à ceux que l’on force à terre.


Cardamone

Cardamone

  • Jeu. 23 avril + autres dates
  • La Nef - Manufacture d'utopies - Pantin

Mise en scène : Véronique Bellegarde
Jeu interprétation : Julie Pilod et Julien Masson
Scénographie : Véronique Bellegarde
Création sonore et musicale : Philippe Thibault
Lumière : Philippe Sazerat
Création plastique (marionnette) : Valérie Lesort
Maquillages : Isabelle Lemeilleur
Photographie : Michel Séméniako


Cardamone est une mineure isolée, issue d’un conflit territorial. Elle dessine et vend ses BD pour survivre. Un jour, elle trouve dans la rue, “une petite sans nom“. Sur la route de l’exil, elles affrontent le froid, la glace, l’égarement. Curcuma, un autre jeune marcheur sans terre, drôle et inventif, va les guider…


“Daniel Danis, qui s’avance toujours en terre langagière avec un sens inouï de l’invention intuitive et sensuelle“ (…)“Julie Pilod, longue silhouette charmante d’enfant montée en graine et si infiniment spirituelle“ Jean-Pierre Léonardini -L’humanité
“C’est subtilement inventif, avec peu d’effet, toujours justes, et qui font mouche“ Denis Sanglard- Un fauteuil pour l’orchestre
“Une interprétation écorchée, une très belle composition toute de sensibilité“ Denis Sanglard- Un fauteuil pour l’orchestre
“La mise en scène de Véronique Bellegarde est un ravissement amusé. La musique et la création sonore de Philippe Thibault accompagnent avec tact cette expérience initiatrice intense“ Véronique Hotte- Le théâtre du blog et Hottello


Capharnaüm

Capharnaüm

  • Jeudi 7 mai 2020 à 11 h et à 19 h
  • La Nef - Manufacture d'utopies - Pantin

ARTISTE EN COMPAGNONNAGE A LA NEF


Texte et interprétation : Alexandra-Shiva Mélis
Conseil dramaturgique et direction d’acteur : Laurent Hatat
Création sonore : Anna Walkenhorst
Création lumière : Sam Mary
Scénographie et costume : Sam Mary et Alexandra-Shiva Mélis
Chargée de production : Laury Colombet
Accompagnement artistique : Compagnie du Cercle – Abbi Patrix
Partenaires : Soutien du compagnonnage Singulier – Pluriel, soutenu par la DGCA (DRAC)
Appui de Conteur au plateau ! # 2, projet soutenu par la DGCA (DRAC)
Accueil en résidences : Anis Gras, le lieu de l’autre (Arcueil, 94)
La Chartreuse de Villeneuve-les-Avignon, Centre National des Ecritures du Spectacle
La Muse en Circuit, Centre national de création musicale (Alfortville, 94)


Conte et Théâtre d’objets
Capharnaüm questionne notre rapport aux objets et à leur accumulation à travers l’histoire de Marguerite, excentrique atteinte de syllogomanie (syndrome d’accumulation compulsive). Dans un style poétique, drôle et jubilatoire, cette épopée consumériste apporte une respiration à nos antagonismes, dans notre face à face avec la société de consommation qui nous dévore au quotidien.


Gargantua, tour de huit étages que les autorités décident de détruire pour cause d’insalubrité, abrite en son cœur Marguerite, vieille femme insolente et énergique, et d’étranges poupées faites de vieux objets et de matériaux de récupération, qui peuplent son appartement. Marguerite est atteinte du syndrome d’accumulation compulsive ou syllogomanie. Elle glane, collectionne, entasse, répare, soigne et imagine… Elle investit d’une force magique intense la moindre chose qu’elle récupère. Complices ou maléfiques, les objets deviennent médiateurs de l’invisible, racontent une alternative à une réalité «encombrante» pour en reconstruire une autre.
Notre présent et son passé entremêlent notre rapport au monde, l’histoire du développement économique et urbain contemporain, et la vie dans ce qu’elle a de plus déroutant, et jubilatoire !


Avec la mise en place de l’obsolescence programmée, notre production industrielle est devenue tentaculaire et semble illimitée. Et pourtant tous ces objets manufacturés font partie de notre quotidien, encombrants pour certains, essentiels pour d’autres. On voit se tisser toute une culture matérialiste qui envahit nos modes d’existence. Source d’inspiration, liens affectifs ou témoins d’une époque, leur présence fait écho au philosophe Jean Baudrillard qui postulait que « ce sont les objets qui nous consomment » et non pas l’inverse.
Comment échapper à cette colonisation de nos imaginaires?


1000 et une chose(s)

1000 et une chose(s)

  • Jeu. 28 mai 2020 à 19 h + autres dates
  • La Nef - Manufacture d'utopies - Pantin

Conception : Lydie Marsan
Jeu interprétation : Ruth Aguirre et Lydie Marsan
Regard extérieur et collaboration artistique : Claire Vialon
Régie vidéo et collaboration artistique : Juliette Rudent-Gili
Production, aides et soutiens :Théâtre du Fil de l’Eau, Collectif 12, Théâtre de la Girandole, Espace Périphérique, la Nef-Manufacture d’Utopies, Théâtre de la Colline, La Revue Eclair, Tohu-Bohu Théâtre


Théâtre d’objets
1000 et une chose(s) est un projet de création sur la question des personnes exilées, réfugiées, migrantes. Il s’inscrit dans la continuité de près de deux années d’ateliers de théâtre d’objets menés avec de telles personnes, ateliers de mise en récits d’histoires personnelles, sur la thématique des objets qui les accompagnent.


Depuis presque deux ans, on travaille dans des cycles d’ateliers de théâtre d’objets avec des groupes de personnes migrantes. On choisit ensemble des thèmes : la famille, la nourriture, le travail… On cherche avec le groupe comment mettre en jeu, avec l’aide d’objets du quotidien, les récits qui surgissent. On essaie de comprendre quels sont les objets porteurs d’un imaginaire commun, universel, quels sont les objets qui s’imposent, ceux qui permettent d’évoquer le passé, le présent ou le futur. On regarde les scènes jouées par les objets manipulés, avec parfois des sons, parfois des mots. On en fait la matière même de notre création.


Les scènes jouées avec les objets ont souvent une dimension intimiste. Alors, en utilisant des images vidéo, on va essayer d’élargir le cadre, pour le rendre public, voire politique. Parce que ces histoires qu’on raconte ont à voir avec une question politique. Ces histoires, d’exil et de migrations, comment et d’où les regardons-nous ? Qu’acceptons-nous d’y voir ? Que voulons-nous en ignorer ?
IXTLAN


Les créations d’IXTLAN, tissant différents langages théâtraux, parlent de l’aventure de la construction de notre rapport au monde et notre puissance d’action. Depuis quelques années, nous mettons un focus sur le contexte social et politique qui entoure l’individu. La Vallée aux Pommes (2015) - texte, masque et marionnette -, nous a permis d’explorer le thème des enfants dans la guerre en l’articulant avec celui d’une résilience possible. Avec le Projet Défendre la zad (2017) - lecture participative, discussions, vidéo et jeu -, nous nous sommes intéressé.e.s à la violence exercée autour d’un collectif activiste et des réponses qu’elle suscite.